Robert le 13 decembre 2017: L’objectif de ce Blog est de PUBLIER les comportements criminels des prédateurs sexuels. Cet objectif va a l’encontre du SILENCE maintenu par les prédateurs et par ceux qui supportent leurs activités criminelles. Par exemple, si, comme victime, vous contribuez le nom de la place (school, paroisse, autre) ou vous avez été abusé (ou, si vous le pouvez légalement, le nom de votre abuseur) votre geste de compassion permet à une autre victime de savoir qu’elle n’était pas seule.  Si, en plus, vous décrivez le comportement de l’abuseur, vous ajoutez un élément à la construction d’une CLASSIFICATION (une TAXONOMIE) utile pour les investigations policières, forensiques et psychiatriques et aussi pour la PRÉVENTION d’abus futurs.

English translation: The goal of this Blog is to PUBLISH the criminal behaviors of sexual predators. This goal goes against the SILENCE maintained by the predators and by those who support their criminal activities. Your participation in this blog may be an act of compassion: for example, if you name the place where you were abused (or, if you legally can, the name of your abuser), another victim may learn that she or he was not alone. Your participation may also contribute to the building up of a TAXONOMY (a classification) of predatory behaviors which may be helpful for the police, psychiatric, forensic and religious investigations and for the PREVENTION of future abuse.

3 thoughts on “

  1. Bonjour Robert Gossard…

    Merci et bravo pour l’initiative. J’ai ouvert le lien proposé.
    Je suppose que nous affichons notre témoignage à partir de ce “Leave a reply” ? Ce n’est peut-être pas évident tout de suite du fait qu’il n’y a encore aucun témoignage.

    Je comprends que tu réalises ici un projet professionnel qui t’est cher et qui me paraît être une tentative vraiment utile, surtout dans l’objectif que tu mentionnes. Je ne manquerai pas d’y réagir.

    Merci pour ton message critique et complet : j’ai toujours gardé un excellent souvenir de notre entrevue avec la présidente de la “Commission spéciale de Justice de la Chambre des Représentants belge, alentour de la pédophilie (sic) dans un cadre d’autorité et, particulièrement, dans l’Église (dite catholique romaine ndlr)”, laquelle s’est, malheureusement, laissé persuader par le fourbe évêque qui a “bien défendu” les intérêts de l’Église romaine dans le “côté sombre et obscur”. Cet individu ambitieux a donc participé non à l’amélioration de cette “assemblée” (= Église) et si au prolongement d’une secte déjà sinistre, “association de malfaiteurs” ainsi déclarée par le juge en charge du dossier !

    J’avais personnellement signalé à cette députée que les victimes revictimisées chez “Dignity” (!!!) ont (re)plongé en dépression après leur passage en cour d’arbitrage…

    Très cordialement, vk.

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  2. Mon agresseur principal m’a abordé alors que j’avais huit ans, en culottes courtes dans une école chrétienne de Mons, chef-lieu de province (Hainaut en Belgique) actuellement peuplé d’environ 100.000 habitants (à l’époque, on parlait de 30 à 50.000). Une ville avec plein d’écoles, de tribunaux et plein d’églises. Très rares étaient les gens de confession protestante, tout autant que les apostats. Mes géniteurs étaient également cathos et fournissaient les églises, paroisses et diocèses, raison pour laquelle mon sort d’enfant “perverti” (c’est ce qu’on disait à l’époque) passait au second plan : ni plainte déposée en milieu judiciaire ni à la direction de l’école, de la paroisse ou du diocèse. “Monsieur Lesne” est décédé depuis, dans son lit. L’instituteur draguait, au sein-même de l’école : nous avons été au moins quatre, que je sache aujourd’hui. Me concernant, ignorant des questions les plus essentielles et, parmi celles-là, de toute activité sexuelle, j’étais surtout, pour lui, un “oiseau pour le chat”, venant d’une famille dysfonctionnelle, donc non surveillé, dans une ambiance collet-monté coincée, “les enfants ne parlent pas à table”.
    Sans aucun complexe, l’individu s’enfermait avec moi, sous clé, dans un local où il devait savoir qu’il ne serait pas dérangé. Peu à peu, néanmoins, j’ai compris qu’il redoutait d’être découvert et c’est ce qui m’a conduit à avertir mon géniteur. Le directeur de l’école a été prévenu par un médecin (pas de rapport médical non plus). Le prédateur, se sachant couvert par le diocèse, a reconnu tranquillement les faits, comme il l’a fait trente ans plus tard face aux enquêteurs de la PJ en suite à la plainte que j’ai finalement déposée moi-même au parquet du procureur du roi. Le prédateur a continué à donner classe comme si de rien n’était. Quoique laïc, il a été transféré dans une autre école chrétienne du même diocèse, sans doute pour brouiller les pistes. La première école s’appelait et s’appelle toujours “Externat St-Joseph, des Frères des écoles chrétiennes”, ordre des Salésiens, la seconde “Notre-Dame Auxiliatrice” à Tournai, toute proche du siège du diocèse. Une nouvelle plainte de parents de cette ville est restée sans suite, à part une sorte d’avertissement pour qu’il ne se fasse pas remarquer. Aucun jugement, aucun procès, aucune condamnation : l’Église romaine veille sur ses pupilles… mais pas sur les enfants qu’on leur confie pour leur élévation morale, spirituelle, religieuse, ou leur sain développement : de cela, ils s’en fichent royalement ainsi que tout le monde peut s’en rendre compte depuis la “Commission spéciale de Justice de la Chambre belge des Représentants sur la pédophilie (sic) dans un cadre d’autorité et, particulièrement, dans l’Église” (sic). En suite à cette historique commission, j’ai introduit, selon leur conseil, une demande en indemnisation avec copie au siège du vatican pour ce bon pape qui allait tellement lutter contre “la pédophilie dans son Église” : résultat, pas un centime de leur effrontée commission interne, hypocritement dénommée Dignity, et une excommunication à la clé pour une ex-victime qui a “osé la parole”. Nota Bene : mes soins divers de toute une existence de traumatismes se sont montés à 100.000 € (plans physique et mental, psychologique, psychique, symptômes et conséquences comportementales). L’instituteur a fini riche propriétaire.

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  3. ATTEINTES À L’INTÉGRITÉ : DE L’ABUS SPIRITUEL

    L’abus spirituel existe, je l’ai rencontré. On peut caractériser les dérives dans les communautés religieuses et dans le cercle clérical par l’abus spirituel. On peut penser que, comme pour tout abus fait sur des personnes, que ce soit d’ordre physique (violences sexuelles, physiques, verbales), d’ordre psychologique, d’ordre financier, on soit dans les cadres classiques de l’abus de pouvoir, propres à toute structure ou relation humaines. Et cela est vrai.

    Mais cela n’efface pas la caractéristique propre d’une relation fondée sur le rapport au spirituel. Si l’on prend le cas du crime pédocriminel, on peut aisément comprendre que l’enfant est d’autant plus facilement vulnérable qu’il est dans un cadre de confiance. Autrement dit, que la relation instaurée avec son agresseur est située en amont sur un autre plan que celui de l’abus sexuel. Relation familiale, très souvent, dans le rapport d’autorité que peut avoir un parent et de dépendance affective de l’enfant avec lui; dans le cas d’un abuseur prêtre, l’autorité religieuse, paternelle symbolique, de transfert accordé par les parents, finalement la dimension du sacré incarnée par la personne qui cependant abuse.

    Dans toute relation débouchant sur abus de type sexuel, l’acte ne se réalise qu’après une approche de séduction, d’apprivoisement de la future victime. Si celle-ci est adulte, elle est souvent dans un état de fragilité (momentanée) où le responsable religieux peut prendre la figure du sauveur ou du médecin (de l’âme, psychologique) et, finalement s’il est pervers, opérer comme un psychiatre ou un médecin abuseurs.

    Ceci signifie bien que l’abus se situe dans un cadre où un type de relation est établi, et où l’abuseur va introduire, si elle n’est pas propre au cadre, la dimension affective, physique, voire sensuelle, et la situer dans la relation posée par le cadre. Dans la dimension religieuse, on voit ainsi des supérieurs justifier leurs abus par des raisons spirituelles, les normaliser « par l’exception spirituelle ». Des “câlins” seront l’expression de la tendresse de Dieu et d’un privilège de relation entre le supérieur ou le directeur spirituel et la personne qui a recours à lui.

    Il est établi pour tout le monde que les abus physiques, psychologiques, émotionnels, etc., existent. Et qu’on peut les caractériser comme des abus de pouvoir. Il est en revanche discuté que l’abus spirituel existe. Sa nature et donc sa définition, posent problème. Surtout chez les clercs. Ce qui peut paraître paradoxal.

    Qu’on puisse nier ou approcher difficilement la réalité spirituelle de la personne, en ce qui la distingue de sa psychologie, par exemple, peut être admissible dans un cadre non religieux mais que, précisément, le cadre religieux ne sache plus définir la matière spirituelle ou (pour parler un langage davantage biblique où l’Esprit est identifié au souffle) la matière pneumatique de l’humain, au moment de parler d’abus possibles sur elle, est étonnant.
    Ce serait presque symptomatique du long déni observé sur toutes les affaires d’abus dans l’Église, sur les autres plans précités et, exemplairement, les cas de pédocriminalité.

    C’est un peu comme lorsqu’on veut parler de problème sectaire. On est tout de suite renvoyé à l’impossibilité d’établir une définition consensuelle du fait sectaire. Mais ici, c’est la matière-même de l’abus qui semble s’évanouir.
    Aussi, ce que l’Institution ecclésiale conçoit au mieux, lorsque l’on parle d’abus spirituel, c’est le prétexte du spirituel pour un abus psychologique, physique, financier etc., dans le cadre d’un rapport d’autorité spirituelle. C’est donc un abus de pouvoir, comme tous les abus, mais dont la matière est la psyché (au sens médical), le corps, les biens, etc., mais, en aucun cas, le spirituel (ou le « pneumatique »).

    Tout d’un coup, la science théologique n’a plus de concepts, dans cet ordre qu’elle seule veut régir : celui de l’âme, dans son rapport à l’indicible (à Dieu mais on pourrait dire aussi bien au mystère, au Monde dans le lien intime que la personne noue avec lui).

    Posons donc ce que l’on conçoit comme la matière spirituelle ou la relation spirituelle. Parlons même plutôt de relation spirituelle, ce qui aidera mieux à percevoir ce dont on parle. Et trouvons-lui une réalité qui ne dépende pas seulement d’une croyance, d’une foi, mais de ce que chacun peut expérimenter, qui appartient donc à chacun et qui serait même une réalité essentielle pour toute personne. Nous pourrons dire alors qu’un abus spirituel, au sens où nous l’aurons posé, constitue un crime en soi sur la personne, sans entrer dans le champ de la psychologie, de la médecine, de la propriété, quoique ces champs puissent être eux aussi atteints.

    La relation spirituelle que noue la personne avec le monde qui l’entoure, se situe à un degré d’intimité à la frontière de la conscience. Précisément à l’endroit où le langage s’élabore. Le lieu du dialogue le plus intime avec le Monde. On trouve l’expression de ce dialogue au plus près dans le langage poétique mais on pourrait dire dans le dialogue amoureux, dans le langage mystique, hors de toute transcription.

    Ainsi dira une personne, témoignant d’une expérience mystique : « je ne peux dire avec des mots ce que j’ai perçu », etc. Néanmoins, il s’agit bien de mots qui s’échangent au final, au niveau de la conscience. Le lieu du spirituel est alors ce lieu du rapport intime au Monde et il n’est pas étonnant que, dans le champ religieux, on conçoive « la relation à Dieu comme chose la plus intime, à cet endroit en soi-même plus intime que soi-même », pour reprendre l’expression de Saint-Augustin. C’est un endroit que l’enfant atteint plus facilement, qui est au contact des merveilles, qui est dans la curiosité de tout, dans l’étonnement de tout, dans la fragilité sur tout ce qu’il perçoit, dans la demande sur le sens, dans la recherche de protection, dans le besoin de confidence.

    C’est le lieu où le langage propre s’élabore et se renouvelle, lorsqu’on y retourne pour intérioriser nos expériences, questionner nos émotions, etc. C’est le lieu de respiration. De distanciation aussi avec le vécu. De réappropriation de soi. C’est le lieu que le langage biblique nomme le cœur où sont accueillies les émotions, où s’établit le dialogue intime. C’est ainsi que la mère de Jésus, bousculée par les évènements concernant son fils et qui réévaluait leur relation et son propre rôle, « méditait toutes ces choses en son cœur ».

    Lorsqu’une personne croit que Dieu est une personne présente à elle et qui noue un dialogue en son intime, son chemin spirituel sera précisément d’élaborer ce dialogue, de l’apprivoiser, de s’y confier, et elle découvrira, dans ce parcours, un chemin de liberté. C’est ainsi en tout cas que de grandes figures de l’Église, l’ont exprimé avec force. Au point de mettre en péril le pouvoir de l’institution sur les personnes. Ils établissent la limite infrangible dans l’équilibre de relation entre l’institution et la personne pour la croissance spirituelle, laquelle aboutit à la liberté spirituelle dans le lien établi avec l’Esprit, donc Dieu, et non plus dans l’obéissance (même à la Loi).

    C’est dans le cadre de cette relation intime à Dieu qu’intervient le directeur spirituel. Il intervient donc à un endroit où il ne peut absolument pas diriger, puisque la liberté spirituelle est la condition d’un chemin authentique et la signature d’une personne mûre dans sa foi.

    Il est évidemment un autre endroit où le responsable spirituel peut agir, c’est, pour un prêtre, dans l’administration des sacrements. Et le sacrement de confession peut être un lieu privilégié d’abus, comme l’expérience le montre.

    Maintenant, qu’est-ce qu’un abus spirituel si nous avons situé ainsi la relation spirituelle de la personne et exprimé qu’elle est le lieu de l’élaboration de la conscience et que, par elle, la personne se situe et se guide ? Eh bien, prenons un jeune homme ou une jeune femme qu’un ami ou une amie (du même sexe puisqu’on est dans un cadre religieux (sic dans l’original) aura invité à une retraite de plusieurs jours organisée par un mouvement religieux dont cet(te) ami(e) est membre. Notre jeune aura suivi un certain nombre de méditations prêchées, de causeries, prié, en même temps que les autres, les psaumes, le chapelet, et fait toute une suite ininterrompue d’activités de la sorte (sans oublier les offices, adorations, etc.). Puis, quand elle aura été ainsi bien baignée dans la baignoire spirituelle, qu’on l’aura invitée en maintes occasions à s’apprêter aux remuements de sa conscience, son ami(e), à ce moment curieux où une plage de plus d’une heure est libre, l’invite à parler avec lui (elle) de façon informelle. Et, dans une pièce isolée du château, du couvent, du lieu de retraite, va lui demander : « qu’est-ce que tu dis dans ta prière ? »

    La jeune personne, si elle a une vie intérieure, faite de ces mille mouvements, de ces libertés qu’elle s’autorise, de cette communication des rêves, des craintes, des culpabilités, des colères, des espoirs, des élans, de cet échange incommunicable où elle s’en remet en transparence à cet autre, hors de tout témoin, jusqu’aux confins des mots, et dont elle expérimente, évalue peut-être qu’elle s’y trouve bougée, élargie, que le rire surgit ou rien… cette jeune personne sent alors que l’amie vient frapper à une porte où elle n’a pas à entrer comme ayant droit.

    Or cette personne insiste, exige presque. Elle veut y mettre son nez et surtout ses doigts. Car elle est missionnée par ses supérieur(e)s pour cette tâche. Et, à la suite, c’est tout l’appareil de la direction communautaire qui va prendre ses aises, mettre la décoration, les meubles, les règles, comme une cohorte de pseudo-médecins, voire l’Académie entière penchée sur le cerveau, le cœur ou l’appareil génitoire, et va en régir les fonctions. Et qu’est-ce qui appartient alors en propre à cette personne devenue objet ?

    C’est comme si, en pleine nuit, dans sa chambre ou sa cellule d’accueil, notre jeune retraitantE entendait toquer à sa porte et que l’ami(e) voulait entrer, l’ami(e) ou le prêcheur, ou le confesseur… Ou c’est, dans la façon dont c’est fait, comme si l’ami(e) lui demandait de se dévêtir. C’est une chose très sensible que de sentir ces doigts qui se posent sur la porte intérieure, sur la porte secrète. Personne d’autre que nous-mêmes n’a le droit d’ouvrir. Même le Christ, dans les évangiles si l’on croit la parole de Jésus, n’y entre pas sans permission : «voici que je frappe à la porte… ». C’est Daniel qui, dans l’Ancien Testament, comme conseiller privilégié de Nabuchodonosor, lors de l’exil de son peuple à Babylone, a une chambre pour lui seul, où nul n’entre, où il peut dialoguer avec son Dieu et, tout d’un coup, voit cette porte brisée par la milice, et il est envoyé aux lions.

    C’est aussi le temple de Jérusalem dont Jésus chasse les marchands, lesquels viennent faire commerce du sacré. Or le sacré est bien ce qui est le plus fragile autant que précieux en l’humain. Y mettre ses gros doigts pour s’y imposer est un crime qui vaut toutes les foudres du ciel, si l’on en croit ce texte.

    Il est dit qu’être l’occasion d’un scandale pour les enfants mérite le châtiment d’être envoyé au fond de la mer, une meule attachée au cou.

    Il est intéressant de considérer le bestiaire associé à la scène des marchands du temple, où toutes les composantes humaines semblent symbolisées par les bœufs, les brebis, jusqu’à l’âme dans la figure des colombes que Jésus libère, et c’est aux seuls marchands de ces colombes qu’il s’adresse solennellement.

    C’est là une réalité bien exprimée que le lieu du temple est le temple intérieur qui relie tout l’humain et que l’abus spirituel, s’il conditionne et se conjugue à tout autre abus, est en soi un crime, matérialisé par l’emprisonnement et la vente des colombes. Cette scène est comme une somme des expériences que toute la bible raconte sur le plan de ce dévoiement de la condition humaine.

    Il faut croire pourtant que tant et tant d’images, de paraboles, de récits qui courent la bible, ne suffisent pas à matérialiser, pour les gardiens du Temple actuels, la réalité de l’abus spirituel et peu importe la dénomination qu’on lui trouvera. En réalité, le problème n’est pas tellement de dénomination mais de reconnaissance et donc de déni. Il est bien une question de pouvoir.

    Une personne qui a laissé l’ami, devenu tout d’un coup directeur spirituel, ou un directeur spirituel déclaré pénétrer dans cet espace, le fouiller, y éjaculer ses normes (sic dans l’original), perd son autonomie spirituelle, c’est-à-dire perd sa capacité de langage. Elle ne parlera plus qu’un langage normé et, pensant penser par elle-même, elle aimera par procuration (Dieu, les saints, ses amis, ses propres parents, lesquels seront rétrogradés à une place qui ne gênera plus) ou par raison, elle ne sera plus en contact avec elle-même.

    On observe dans le cadre des communautés déviantes où est systématiquement violé le principe de la séparation des fors (qu’un supérieur ne puisse avoir accès au for interne), des dégâts psychiques similaires à ceux éprouvés par les victimes, dans l’enfance, d’un crime pédocriminel.

    L’abus spirituel détruit la personne au plus intime et ouvre la voie à tous les autres abus. C’est pourquoi l’on observe souvent qu’un fondateur de communauté, pervers sur le plan sexuel, va instaurer un abus sexuel systématisé sans sa communauté. L’abus spirituel aura, en amont, défait tous les verrous. Qu’un supérieur ait « les clés du cœur » est la définition de l’abus.

    Aymeri Suarez-Pazos.
    (Le conseil d’administration de l’Aide aux victimes des dérives de mouvements religieux en Europe et à leurs familles (Avref) a nommé, samedi 14 décembre 2013, Aymeri Suarez-Pazos comme nouveau président. Il en était jusque-là vice-président. Âgé de 42 ans, Aymeri Suarez-Pazos est ingénieur de formation)

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